Comprendre le monde carcéral par les graffitis qu’y font les détenus : on pourrait penser que cette façon d’aborder la prison est plutôt marginale. Il semble que cette hypothèse intéresse d’autres chercheurs et groupements.
Le site Internet de l’ASER signale la publication des « graffiti de l’ombre » concernant la prison de Brignoles par Philippe Hameau, Marcel Morel et Sandrine Truchi aux éditions du Lau. L’ouvrage est épuisé depuis longtemps et il serait judicieux de le rééditer. Le site de l’ASER est consulté, nos occurrences bibliographiques aussi, si bien que nous avons reçu quelques demandes. La municipalité de Riom (Puy-de-Dôme) a un projet de réhabilitation de deux établissements pénitentiaires récemment désaffectés et a souhaité un travail de collecte et d’analyse des graffitis de ces prisons pour le chapitre d’un ouvrage collectif. Deux jeunes chercheurs de l’université de la Sorbonne souhaitent une collaboration dans le cadre d’un travail sur la prison de Clairvaux (Aube).
L’an dernier, l’ASER a participé à l’élaboration de deux journées d’étude sur les graffitis de prison, à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) et à Crest (Drôme). Les actes de ces journées d’étude sont programmés pour septembre 2025 dans la revue en ligne du CNRS, Criminocorpus.